C’est une rencontre que d’aucuns attendaient depuis longtemps. Ce jeudi 24 septembre 2026, dans les locaux du REN à Delmas 75, les représentants de Tèt Ansanm Pou Ayiti et du REN se sont assis autour d’une même table, mus par une conviction partagée : aucune solution durable à la crise haïtienne ne saurait voir le jour sans dialogue, sans écoute mutuelle et sans la participation de tous les secteurs de la société. Le REN était représenté par l’ancien ministre Jimmy Albert et M. Robens, coordonnateur pour la commune de Tabarre, tandis que la délégation de Tèt Ansanm Pou Ayiti réunissait le pasteur Marcorel Izidor, Me Winder Bernard et le pasteur Samuel François. Ensemble, ils ont abordé les profondes divisions qui fracturent la nation, la question électorale, la persistance de l’insécurité et la nécessité impérieuse de créer les conditions d’un dialogue national véritablement inclusif.

Au cœur des échanges, une idée force : rassembler les différentes forces vives du pays autour d’une même table. Les participants ont exploré les possibilités de collaboration entre les deux regroupements, conscients que leur proximité avec les milieux des Églises catholique et protestante leur confère une responsabilité particulière dans la promotion de la paix et de l’unité nationale. Pour Tèt Ansanm Pou Ayiti, le moment est venu de dépasser les divisions, les incompréhensions et les intérêts particuliers afin de placer l’intérêt supérieur de la nation haïtienne au cœur de toute démarche politique. « L’heure est au dialogue. L’heure est au rassemblement. L’heure est à Haïti », martèle le regroupement, qui réaffirme sa disponibilité à travailler avec tous ceux qui partagent la volonté de rechercher une issue pacifique, démocratique et nationale à la crise.

Cette rencontre n’est pas un aboutissement, mais un point de départ. Tèt Ansanm Pou Ayiti entend poursuivre les consultations avec les différents secteurs de la vie nationale et encourage toutes les forces vives du pays à rejoindre cette dynamique de rapprochement et de recherche collective de solutions. Dans un pays où les fractures semblent chaque jour plus profondes, l’image de ces femmes et de ces hommes, issus de sensibilités religieuses distinctes mais unis par un même amour pour leur patrie, rappelle qu’une autre voie est possible. Une voie où le dialogue prime sur l’affrontement, où le rassemblement l’emporte sur la division, où Haïti, enfin, passe avant tout le reste.