Pénitencier national, un lieu de sépulture

Comme à Petit-Goave et à Jacmel, les détenus meurent en série au pénitencier national, faute de soin. Environ une dizaine de prisonniers ont rendu l’âme ces dernières semaines. Le porte-parole du CADDHO s’est dit préoccupé par cette situation.

Ceux qui sont détenus à la prison civile de Port-au-Prince, ne sont pas épargnés des mauvaises conditions de vie auxquelles la population carcérale fait face. La situation s’est aggravée ces dernières semaines. Pas moins de 10 prisonniers sont morts sous les yeux aveuglés des agents de l’Administration Pénitentaire Nationale (APENA) faute de soin.

Le porte-parole du Collectif des avocats pour la défense des droits humains CADDOH s’est dit préoccupé par l’aggravation effrénée de cette situation. En ce sens, Me Arnel RÉMY a lancé un cri d’alarme en faveur des prisonniers qui souffrent amèrement. C’est un véritable cimetière à ciel ouvert.

De Janvier 2022 à octobre 2022 plus d’une vingtaine de detenus y sont mort selon ce qu’a indiqué le CADDHO. Seulement 359 personnes ont été jugés et condamnés sur un total de 3771 détenus. Les cas de morts peuvent être augmentés si rien n’est fait prévient Me Arnel RÉMY.

Le pénitencier national n’est pas le seul. À Petit-Goave à Jacmel des prisonniers ne peuvent plus tenir le coup . Des citoyens de bonne volonté ont volé au secours des dizaines de prisonniers à Petit-Goave.