Selon Me Winder Bernard, président de Répons AYITI, il s’agit de la première fois dans l’histoire du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti que le peuple haïtien, aux côtés de cette structure politique, se rassemble devant cette institution pour exposer les photos de notre président assassiné et exiger l’ouverture d’une enquête internationale indépendante visant à rétablir la vérité et à rendre justice au peuple haïtien.

Nous avons dénoncé les agissements du mercenaire Erik Prince et de son groupe, que nous accusons de violer les droits humains en Haïti à travers l’utilisation de drones kamikazes ayant causé des pertes au sein de la population civile, tandis que les groupes armés (terroristes) semblent demeurer à l’abri, comme s’ils avaient été préalablement avertis.

Nous avons également dénoncé l’ingérence étrangère et pointé du doigt certains responsables, notamment Henry T. Wooster, André François Giroux, Antoine Michon, Carlos Gabriel Ruiz Massieu Aguirre, ainsi que Mme Hélène Ross pour l’Union européenne.

Selon nous, ces acteurs favorisent un système qui entretient l’impunité, la corruption et le sous-développement en Haïti, notamment en soutenant des secteurs et des acteurs pourtant visés par des sanctions de leurs propres gouvernements.

Nous avons dénoncé le décret du 30 avril 2026 sur les mines en Haïti, estimant qu’il excède les attributions d’un Premier ministre.
Nous avons également exigé le départ ordonné de M. Didier Fils-Aimé de la tête de l’État.

Nous avons dénoncé le rôle des Nations Unies et de l’Organisation des États américains (OEA), que nous considérons comme des organisations ayant contribué à l’aggravation de la crise haïtienne et à la violation systématique de nos droits fondamentaux.

Le peuple haïtien souffre depuis trop longtemps, et cette crise perdure en raison de choix politiques imposés de l’extérieur.

Répons AYITI poursuivra sa mobilisation devant les ambassades et les représentations des organisations membres du Core Group, qu’elle accuse de compromettre les aspirations de la jeunesse haïtienne et de porter atteinte à la souveraineté nationale.

La bataille continue pour la défense de l’indépendance, de la dignité et de la souveraineté du peuple haïtien.
Ensemble, nous devons mettre fin aux pratiques qui, depuis des décennies, freinent le développement et l’avenir de notre pays.

Me Winder Bernard
Président de Répons AYITI

Wisly Siméon
Secrétaire Général