Les USA de plus en plus préoccupés par les multiples décrets pris par Jovenel Moïse

Après avoir appelé l’exécutif à rompre avec la gouvernance par décret, l’ambassade américaine en Haïti a vite exprimé sa préoccupation concernant la création de nouvelles institutions étatiques dont l’Agence nationale d’intelligence (ANI).

Le gouvernement américain continue de faire monter la pression autour de Jovenel Moïse. Semblerait-il, que dorénavant la nouvelle administration américaine entend réellement changer les données en appliquant une diplomatie qui fait le plaidoyer de la démocratie et des institutions en Haïti. Contrairement à Donald Trump, un relachement de l’équipe en place est ressenti ces derniers temps au profit de l’ordre démocratique.

Si au préalable les américains gardaient une sorte de silence, selon plus d’un, complice – cette fois, ils communiquent assez souvent sur la crise haitienne. De ce fait, en l’espace de 24 heures, leur anbassade en Haïti a twitté deux fois pour encourager l’exécutif haïtien à reprendre la raille de la normalité.

“Les États-unis restent préoccupés par la création de nouvelles institutions étatiques, y compris l’agence nationale d’intelligence (ANI), qui pourraient poser des risques supplémentaires pour les droits fondamentaux et les responsabilités en Haïti”, lu-t-on dans le tweet de l’ambassade, porte parole du gouvernement américain dans le pays. L’ambassade, à travers cette position confirme sans l’exprimer clairement que le locataire du palais national met en péril l’avenir de la démocratie en Haïti.

Plus récemment, soit moins de 24 heures avant, elle avait exprimé son ras-le-bol au règne du décret en écrivant : ” Le gouvernement haïtien doit mettre fin au règne actuel par dêcret. Ce n’est que par un gouvernement stable, démocratique et pleinement representatif que des problèmes tels que la violence, la corruption et les violations des droits civils et humains peuvent être traités de manière signifivative”.

Se référant à ces deux textes coup sur coup, le gouvernement américain semble réitérer son attachement à la remobilisation du pouvoir de controle et de legislation en vue de remettre les pendules à l’heure. Concernant le president Moise en personne, les américains se sont fait le reserve de ne pas se prononcer sur son statut, cependant, ils continuent d’encourager la tenue des élections dans le pays, principalement les élections législatives.