Crise politique : Ariel Henry prend son baton de Pèlerin à la recherche d’un accord politique

Depuis son arrivée à  la primature,le premier ministre, Dr Ariel Henry, multiplie les rencontres en vue de trouver en accord politique, tout au moins minimal, avant d’enfiler son costume d’organisateur des prochaines élections, du référendum peut-être et autres projets faisant partie de ses priorités.

La nomination du Dr Ariel Henry a enthousiasmé beaucoup et énervé plus d’un. Sous les ordres de la communauté internationale, le premier ministre nommé, le Dr Ariel Henry, avait, sans aucun accord politique, formé son gouvernement et investi de sa fonction avec une feuille de route plus que claire : créer un climat favorisant le bon déroulement des prochains scrutins, une véritable pomme de discorde.

Le PM Ariel Henry semble bien conscient de sa situation et cherche à trouver un accord politique avant d’entamer son chantier électoral. Pour y parvenir, le responsable de la primature a misé sur la bonne foi des acteurs politiques pour réaliser un dialogue qui débouchera sur la signature d’un accord politique reflétant la position des principaux acteurs. Le chef du CSPN a déjà rencontré plusieurs secteurs de la société sont les religieux

“Le Premier ministre, Ariel Henry, a eu une importante rencontre avec des membres du secteur religieux, dans le cadre du dialogue national visant l’intégration des forces vives de la nation, dans la recherche d’un Accord Politique. Le rétablissement de l’ordre démocratique et la stabilité politique propice à la tenue d’élections libres, honnêtes et transparentes ont été au menu des discussions”, a indiqué la Primature.

Une condition suffisante et nécessaire

Les acteurs politiques continuent d’exiger la signature d’un accord politique incluant toutes les forces vives de la nation et le renforcement des mesures sécuritaires avant de penser aux élections.  Contrairement à l’international,  ils sont légions à être pessimistes quant à la possibilité d’organiser les élections avant la fin de cette année.

Les opposants radicaux du regime PHTK posent quant à eux leurs conditions pour prendre part au prochain scrutin : rétablissement du Conseil électoral provisoire (CEP) , la création d’un climat de paix et de sécurité à travers le pays en sont quelques-unes .

Incapable de statuer tout seul, notamment sans un accord politique qui, dans ce cas représente une condition suffisante et nécessaire, le premier ministre cherche plutôt pour le moment la bénédiction de tous les acteurs politiques.