Dans un communiqué publié le 4 mai 2026, l’Ing. Alex Saint-Gardien Jécrois, basé à Silver Spring (Maryland), soulève une alerte fondamentale sur la viabilité de la règle imposant 30 000 membres par parti politique. En croisant cette disposition avec le nombre total de partis agréés (388), il aboutit à un besoin théorique de 11 640 000 personnes engagées, soit près du double des six millions d’électeurs éligibles estimés dans le pays. Ce simple calcul met en lumière une contradiction mathématique insoutenable : une exigence qui excède massivement la population électorale réelle.
Cette règle, loin d’être un simple garde-fou, devient un outil d’exclusion involontaire mais implacable. En imposant un seuil hors de portée démographique, elle condamne la plupart des formations politiques à l’illégalité de fait, fausse la compétition électorale et fragilise la représentativité. L’incohérence n’est pas seulement arithmétique : elle est politique. Car un critère impossible à satisfaire n’encourage pas la rigueur, mais décourage la participation et alimente le discrédit des institutions.
Face à cette situation, l’Ing. Jécrois appelle à une révision urgente de la disposition. Pour préserver un processus démocratique crédible, une règle électorale doit être proportionnée, réaliste et également applicable à tous. Il ne s’agit pas d’abaisser les standards, mais de les ancrer dans la réalité. Clarifier ou corriger ce seuil des 30 000 membres n’est donc pas une option technique : c’est une condition préalable à toute élection libre, transparente et vraiment pluraliste.




