Et si la jeunesse saine accédait au pouvoir ?

Sanna Marin (Premier Ministre de la Finlande), Gabriel Boric (Président du Chili), Emmanuel Macron (Président de la France), Tamim Ben Hamad  Al-Thani (émir du Qatar), Jigme Khesar Namgyel Wangchuck(chef d’Etat du Bhoutan) figurent parmi les chefs d’Etat les plus jeunes au XXI ème siècle. Pourtant ce débat n’est pas encore clos en Haïti. Jeunesse rime souvent avec incompétence et immaturité chez nous.  Cependant une lueur d’espoir luit avec l’Accord de Montana. Un jeune avocat au nom d’IswicK THÉOPHIN s’apprête à devenir le plus jeune Premier Ministre de l’histoire d’Haïti.

Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, beaucoup s’attardent sur ce vieil adage français pour justifier l’incompétence, l’immaturité et l’incapacité des jeunes en Haïti à s’occuper des choses importantes. Néanmoins il faut reconnaitre que le système politico-économico-social est construit de manière telle que la jeunesse soit un handicap social, économique et même culturel. Il est courant et devient  même normal de voir en Haïti des jeunes de la fin de la vingtaine, du début de la trentaine dépendant totalement ou partiellement.  Beaucoup de jeunes professionnels haïtiens n’ont d’expérience que dans le chômage. Généralement les entreprises exigent au moins cinq ans d’expérience. Mais comment obtenir cinq ans d’expérience si l’on ne daigne pas vous laisser débuter quelque part ? Le système est organisé(sur le plan administratif et psychologique) de manière même à infantiliser, à déresponsabiliser et à exclure le jeune dans le processus de la gestion de la cité. Ce qui facilite les détracteurs de la jeunesse.

Cependant dans ce désert aride créé par le système, quelques plantes arrivent à pousser. Quand ces dernières poussent, elles deviennent aussi coriaces que le système. Certains jeunes arrivent à passer dans le tamis socio-économique. Ils se sont élevés au-dessus de la mêlée. Malheureusement tous ces jeunes ne cultivent pas l’entraide. Certains jouent le jeu du système en obstruant le chemin à d’autres jeunes. Le système corrompt certains afin de justifier l’argument de manque de maturité des jeunes. Ce qui ne fait que renforcer le cercle vicieux de la gérontocratie.

Me Iswick THÉOPHIN fait partie des rares jeunes qui pensent que la vraie réussite ne peut être que collective. Il aurait pu rester dans sa firme d’avocat  en tant que PDG du Law Firm jouissant des privilèges intrinsèques à son statut de PDG. Non. La réussite n’est que grégaire ou collective. Elle ne saurait être individuelle selon lui. C’est l’une des principales raisons qui le poussent à se jeter dans l’arène politique pour devenir gladiateur du peuple haïtien.

Me THÉOPHIN ne se livre pas dans une guerre générationnelle. Etre jeune ne signifie  pas anti-sénilité. Ce n’est qu’un stade physiologique.  Le responsable  juridique du Parti Réformiste pour l’Emancipation du peuple  est conscient qu’il a besoin  du savoir des anciens pour le conjuguer avec la vigueur de la jeunesse. Dans l’antre où s’est englouti le pays, il faut l’union des anciens et des jeunes comme il a fallu au temps de la guerre de l’Indépendance  l’union des noirs et mulâtres pour sauver le pays de ce marasme.

Il y a un combat systématique contre la jeunesse en Haïti. THÉOPHIN est l’apocalypse de ce combat.  Il ne combat pas les anciens. Il combat les anciennes pratiques qui ont conduit le pays à ce stade infernal. Le combat que mène THÉOPHIN n’est pas un combat générationnel. C’est un combat contre la corruption, contre l’injustice sociale, contre l’impunité, contre le banditisme et la vie chère. Toutes les générations y sont conviées.

Frantz Mackenzie LAINÉ
marckenzy1992@gmail.com