Jovenel Moïse reffroidit au conseil de sécurité de l’ONU par la France

Le président defacto d’Haïti peut finalement respirer. La foudre du conseil de sécurité de l’ONU s’est abattu sur lui est passée. Le locataire du palais national a été mis en garde par la representante de la France particulièrement, lui encourageant toutefois à faire plus d’efforts.

Il serait souhaitable qu’il n’y était pas. En effet, hormis son discours lassant, le chef de l’état a été pris dans l’étau des représentants des pays membres du conseil de sécurité. Enbarrassé de répondre à un certain nombre de questions pertinentes sur la situation actuelle du pays, le chef de l’État haïtien a fait une piètre prestation.

La représentante de la France n’a pas utilisé la langue de bois pour cracher le morceau au chef de la diplomatie haïtienne. Au regard des crirconstances, elle a informé à M. Moïse que la situation n’est pas tenable sur le long terme.

En fait, celle qui représente l’ancienne métropole d’Haïti a été peu clémente vis-à-vis du président qui a representé la nation en personne. Elle fait état de la préoccupation de son pays par rapport à la putréfaction de la situation en Haiti. Elle rappelle à Jovenel Moise ce qu’il, vraissemblablement, n’aimerait pas entendre, en l’occurrence: qu’il dirige par décret et nombreux d’entre eux font polémique citant en exemple ceux renvoyant les juges et qui crée l’ANI. Il lui rappelle toutefois, que le dénouement à la situation est politique.

En référence aux objectifs du chef de l’état, celle qui a pris parole pour la métropole française ne s’enroule pas visiblement. Elle informe au président que son pays est au courant de ses ambitions tout en emettant des doutes. ” la tenue des joutes est un pas dans la bonne direction moyennant qu’elle contribue à resoudre la crise et ne rajoute pas à la confusion actuelle”, précise la dame jurant que trois conditions sont fondamentales pour la tenue de ces scrutins: la sécurité, la distribution accélérée des cartes CIN et un CEP crédible.

En ce qui a trait au référendum annoncé, la France se garde de se prononcer largement, précise sa représentante qui a laissé de glace le locataire du palais national. Cependant, elle formule le voeu que ce processus soit débattu par les forces vives de la nation, que son implication institutionnelle soit à long terme et qu’il ne retarde pas le processus éléctoral.

Outre l’aspect politique, la représentante de la France recomnande un plus fort engagement de l’État en matière de sécurité mais aussi plus de moyens pour la PNH de limiter entre autres, les cas d’enlèvements par les gangs et la multiplication de la violence en Haiti. Et c’est en abordant cet aspect qu’il a fait le buzz international en plantant le chef de l’état à travers sa question concernant Jimmy Chérisier toujours en liberté et l’affaire Dorval encore en souffrance.

Invitant le chef de l’état à regarder les choses avec lucidité, elle lui rappelle que les institutions haitiennes sont sur de mauvaises pentes à cause principalement de la corruption qui ruine la confiance populaire. La pauvreté s’accentue provoquant l’extrême pauvreté. Source de fractures sociales et de tensions, a fait savoir la française tout en réaffirmant au président l’appui inconditionnel de la France au peuple haitien.